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 fanfic1: "Ballade en métro"

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colonel carter

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MessageSujet: fanfic1: "Ballade en métro"   Mar 21 Nov - 22:35

ATTENTION PAS POUR LES PETITS

Colorado Springs - Métro -

Voilà j'ai décidé pour une fois de prendre le métro de Colorado Springs. Non mais quelle idée !!!! A la base c'était pour m'échapper de la circulation dans la ville et ne pas conduire. Ces temps-ci, il y a une agglutination de voitures dans Colorado. C'est infernal. Quelle poisse !!! Pour une fois qu'on n'avait un week-end de libre et qui plus est que j'avais décidé de rentrer chez moi ! Pour une fois que je laissais « naqui » comme dirait Jack. Ca suffit !!! Mon colonel c'est beaucoup mieux et beaucoup plus... professionnel. C'est vrai, en ce moment je n'arrêtais pas de l'appeler Jack. Bien sûr cette appellation n'avait pour l'instant lieu que dans mon esprit. Encore heureux !! Sinon le Jack en question n'aurait peut-être pas apprécier quoique il était beaucoup plus ouvert en ce moment et on s'était énormément rapproché ! Je ne savais pas vraiment pourquoi à vrai dire !! Il y avait toujours cette ambiguïté qui se développait au fil du temps sans qu'on puisse réellement la gérer. Et j'avais, je pense, atteint un stade de frustration inégalé sur le sujet « Jack O'Neill ». Et le pire c'était qu'au fil du temps cette attirance et cet amour ne s'étaient pas amoindri mais avaient considérablement augmenté. Il fallait voir la vérité en face j'étais de plus en plus accro !!!

Tout ça pour dire que me voilà bourrée, tassée, écrasée dans un des wagons de ce métro. A croire qu'il n'y avait pas que moi qui avait eu l'idée lumineuse de changer de moyen de transport en ce samedi après-midi de shopping général. Même moi, je n'échappais pas à la règle de ses folles hystériques, qui se donnaient rendez-vous tous les samedis pour être à l'affût du dernier vêtement à la mode ou pour trouver la dernière crème anti-ride qui faisaient des miracles. D'ailleurs, elles en avaient bien besoin, pensais-je en souriant.

Je devais donc faire une petite mise à jour de ma garde robe et Janet devait m'attendre à la septième station. Ce qui voulait dire que dans cinq stations je sors de cet enfer ou les hommes te dévorent des yeux et font tout pour toucher ce qu'ils peuvent. Je n'aurais pas du mettre ce petit tee-shirt trop moulant et trop décolleté pour ses voyeurs. Foutu métro bondé !!!!!!!!

Plus que trois stations... les portes s'ouvrent les folles du shopping s'en vont mais d'autres personnes encore plus nombreuses prennent place. Et la bande de voyeurs qui s'est encore plus rapproché de moi pour cause de manque de place ne part toujours pas. Et si je changeais de wagon ? Mauvaise idée les portes vont se refermer d'un instant à l'autre.

« S'il me touche encore une fois avec son regard salace je le tue sur place ce voyeur !! »

C'est là qu'un homme court vers la porte automatique. Il passe juste avant que la porte ne se referme. Il est essoufflé et n'a d'autres choix que de se coller à moi par manque de place et de temps. Le métro repart. Je l'ai reconnu. Son souffle contre ma joue, son after-shave reconnaissable entre mille, sa grande taille, ses cheveux poivre et sel. Je l'ai reconnu, c'est LUI.
Il me regarde, d'un regard dévorant et coquin surtout quand ses yeux chocolat glissent le long de mon décolleté. Mais il est si différent des autres. Ce regard est si rempli d'amour aussi. Il m'a observé sans s'en rendre compte mais moi je n'ai rien perdu du spectacle. Il est magnifique quand il se dévoile comme ça. Il a l'air plus que troublé et enfin nos regards se croisent pour ne plus se lâcher. Vu le ton de sa voix, il a l'air à la fois surpris, stressé et heureux.

Jack : Carter !
Sam ( sur le même ton) : Mon colonel !
Il ne lâche pas son étreinte contre moi, en même temps vu le nombre de gens dans le métro il n'a pas trop le choix !! Nous ne nous quittons pas des yeux pendant une bonne minute. C'est alors que je sens une main étrangère sur mes fesses. Je ne réagis pas. Ce n'est pas Jack ça s'est sûr !! Je me raidis juste. Je sens le souffle chaud de Jack contre mon oreille.

Jack : Un mot Carter et je lui mets mon point dans la figure.

Il a remarqué ! Pourtant il peut à peine voir l'homme qui se trouve derrière moi ! Je l'en dissuade d'un regard. Je déteste me faire remarquer même si là cela en vaut la peine et il le sait. Je me colle juste un peu plus contre lui, pour me détacher de la main de l'autre et aussi parce que cela me fait plaisir !!!

Jack sourit alors victorieux et aussi heureux de la tournure que vont prendre les événements. Je le vois à son regard brillant. Il a trouvé une solution à mon problème !

A ma grande surprise, il me plaque carrément contre lui, envoie un regard noir, limite de tueur prêt à bondir à l'homme aux « mains baladeuses » et me fait un léger bisou dans le cou auquel je frissonne sans pouvoir me retenir suivi d'un « ça va ma chérie ? » assez distinct et fort pour que l'homme l'entende. Je suis aux anges. Je remercie dieu de m'avoir conduit dans ce métro et d'y avoir rencontré Jack. Quelle coïncidence fabuleuse ! On n'avait si peu de chances de se retrouver dans le même métro, qui plus est dans le même wagon et pour couronner mon bonheur serrés l'un contre l'autre. Il me détourne lentement de mon ravisseur, un sourire très tendre barre alors son visage étrangement lumineux mais à vrai dire le mien ne doit pas valoir mieux.

Il n'y a maintenant que lui contre moi et ses bras m'encerclent entièrement. Il a formé autour de moi un cocon protecteur où il n'y a que lui. Grâce à notre bulle de bonheur, je ne vois plus rien à par lui. Vu son sourire, il a l'air tout aussi heureux de la situation que moi. La conversation démarre alors dans une intimité qui me ravie et me surprend à la fois. Il me parle au coin de mon oreille, par manque de place et je trouve sa voix encore plus tendre et plus douce qu'à l'habitude

Jack : Qu'est ce que vous faites dans le métro Carter ? Je pensais que vous aviez une voiture.
Sam : Oui, mais les bouchons sont affreux à Colorado Springs en ce moment et je n'avais pas le courage de conduire. Et vous ?
Jack : Je n'ai vraiment pas eu de chance ma voiture est tombée en panne ce matin ! Mais tout bien réfléchi c'est plutôt le contraire !

Je rêve où il me fait du rentre dedans ! Il me dévore des yeux. Je rougis comme une adolescente et le voilà qui sourit face à mon embarras qui plus est !!!

Plus qu'une station et je sors. Les portes s'ouvrent. Oh non ce n'est pas vrai ! Personne ne sort et il y a encore cinq personnes qui s'agglutinent dans notre wagon. Désolé manque de place !!! Ils rentrent sans se gêner. Jack est contraint de littéralement se coller à moi !!! C'est moi où il fait une chaleur incommensurable dans ce wagon. Jack non plus n'a pas l'air très bien. Je rêve où il est gêné. Oui !! Le grand Jack O'Neill est bien gêné !!! Nos hanches sont maintenant collées l'une à l'autre. Sans que nos esprits en n'aient conscience, nos corps se sont mélangés. Les deux mains de Jack se sont reposées sur mes hanches pour je ne sais quelle raison. D'ailleurs je ne préfère pas trop réfléchir au pourquoi du comment. Je sais juste que j'adore ça !!!

Mais la situation devient de plus en plus gênante. Maintenant, voilà que je sens son corps réagir face à notre contact, il fallait s'en douter. Quelle chaleur !!! Ce n'est pas vrai reprend toi !!! Inspire...Expire !! Ca va aller ! Tu vas t'en remettre ! Ne pense pas à ce qui se passe en dessous de ta ceinture ni de sa ceinture ... NON STOP !!!

Les stations défilent. Je m'en rends à peine compte... je vois juste le sourire victorieux de Janet dans une d'elle.

Je n'ai envie que d'une seule chose et elle obnubile complètement mon esprit fiévreux... enrouler mes jambes autour des hanches de Jack et... NON on ne va quand même pas faire l'amour dans le métro c'est n'importe quoi !!!

Je fixe son regard, devenu presque noir sous le désir qui le dévore autant que moi. Il voit dans mes yeux que je suis exactement dans le même état que lui !

Terminus. Je pousse un soupir de soulagement. Les gens sortent mais il fait toujours aussi chaud. En y réfléchissant bien, je ne suis pas du tout, du tout, soulagée, juste terriblement frustrée. Je n'ai aucune envie que son corps se décolle du mien, et vu son manque de réaction lui non plus. Il se détache alors tout doucement de mon corps en feu, comme s'il essayait de reculer le moment de la séparation. Je sens ses mains glisser le long de mes hanches pour s'arrêter finalement sur mes mains. Il me prend la main, je rêve ! J'entremêle mes doigts au sien. Nous nous regardons, se communiquant la frustration, le désir et l'amour imprimés dans nos deux regards.

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colonel carter

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MessageSujet: ballade en métro suite   Mar 21 Nov - 22:36

Il se détache complètement de moi et nous sortons de ce métro que je n'oublierais jamais. Il me lâche enfin la main. Ca me fait mal. Il me regarde les yeux remplis d'amour et me dit avec un petit sourire triste.

Jack : Je crois que mon rôle de garde du corps s'achève ici.
Sam : Oui.
Jack : Bon week-end Carter.
Sam : A vous aussi mon colonel.

Je me retourne. Je sais que mon stade de frustration et de déprime est au maximum. Même une glace chocolat/vanille de 1 kilo n'arriverait pas à combler le manque que j'ai de LUI en cet instant, encore plus que jamais auparavant. Nous savons que nous avons été trop loin. C'était comme si on avait enfin goûté à une parcelle de notre bonheur.

C'est alors que je le sens se retourner et courir derrière moi comme s'il venait juste de se rendre compte qu'il venait de faire une grosse erreur. Il m'étreint le bras avec tendresse. Je me retourne. Il paraît plus gêné que jamais mais d'un autre côté sûr de sa décision.

Jack : Vous... vous voulez venir dîner chez moi ce soir

Je le regarde, étonnée mais souriante. Il continue dans un souffle.

Jack : Sam... je n'en peux plus.
Sur ceux il colle ses lèvres sur les miennes et je me sens beaucoup, beaucoup moins frustrée !!!! J
Un baiser tendre puis passionné s'ensuivit.

Nous restions là, au milieu de la station. Nous avions une soif l'un de l'autre : incommensurable.

Je n'avais jamais ressentie un sentiment pareil, comme si j'avais un besoin vital de lui. Je ressentais la chaleur de son corps, ses muscles tendus vers moi, l'odeur de son after-shave, ses bras qui encerclaient ma taille, la force de son désir et par dessus tout, tout son amour !! Je n'aurais jamais cru qu'un amour si déroutant, si puissant, si magique serait ancré en nous ! Bien-sûr j'avais eu, une petite idée de notre attachement mutuelle et quelquefois même un avant goût. Mais là, c'était au-delà de toutes mes espérances, au delà de tout ce que j'aurais osé imaginé !!!

Notre étreinte s'intensifia. J'enroule mes bras autour de son cou et me colle davantage à lui tout en poussant un petit gémissement de plaisir contre ses lèvres.

Notre baiser devenait de plus en plus passionné. Je sentais bien que nous étions plus maître de quoi que se soit !

Je ne me détache nullement de lui malgré le brouhaha de la foule venue pour prendre le métro qui allait démarrer en sens inverse. Malgré l'endroit peu romantique où nous nous trouvions, on pouvait mieux faire qu'une station de métro sale et à l'odeur peu ragoûtante ( c'est vrai que comparé à l'odeur de Jack je suis loin d'être objective ! ). Enfin, on faisait difficilement pire que cet endroit pour une première véritable étreinte !

Mais NON il était absolument hors de question inimaginable, impensable, invraisemblable que je me détache de lui, de son corps, de ses lèvres... Je ne pouvais pas mettre fin à ce baiser et à son amour qui m'était enfin dévoilé... physiquement on va dire !! Non désolé c'était au dessus de mes forces et de ses forces par la même occasion car il n'avait pas l'air de vouloir me lâcher ou arrêter de m'embrasser !! D'ailleurs jamais quelqu'un ne m'avait embrassé de cette façon, en tout cas jamais un simple baiser ne m'avait fait cet effet là !!!

Je sentais nos corps brûler sous la chaleur de notre étreinte. L'envie folle qu'il me fasse l'amour, là tout de suite m'avait reprise encore plus forte que dans le métro tout à l'heure.
Mais le faire là au beau milieu d'une station, dans les profondeurs du métro de Colorado Springs, avec une foule en effervescence autour de nous était peu je dirais même pas du tout recommandé !! Je continua donc à l'embrasser à en perdre haleine, et cela me comblait ou du moins pour l'instant...

Mais un homme pressé me bouscula. Nos lèvres se détachèrent sur le coup de ce violent choc et nos corps se séparèrent. J'essayai vainement de retrouver une respiration et un rythme cardiaque normal tout en maudissant et en traitant mentalement cet homme d'affaire pressé de tous les noms !!!

Je relève alors la tête vers l'homme qui hante mes pensées, plus que troublée par le fait que ce que nous venons de faire n'est pas du tout mais alors pas du tout professionnel ! Mais d'un côté je m'en fout complètement la seule idée que j'ai en tête en cet instant c'est : recoller mes lèvres aux siennes. Je rencontre alors le regard de Jack plus doux et tendre que jamais. Ses yeux chocolat, caressants, sont presque devenus noirs sous la puissance du désir. Il me regarde comme jamais. Un amour incommensurable est imprégné dans ses yeux. Mais ce regard est aussi douloureux. Je ressens sa souffrance. Il ne m'a jamais regardé d'une façon si expressive ou peut-être une fois il y a 3 ans derrière un bouclier...

Nos regards sont ancrés l'un dans l'autre sans pouvoir se lâcher. Je retiens mon souffle. Mes yeux sont tout aussi expressifs : mélange d'amour et de douleur synonyme de notre histoire !

Je vois alors Jack livrer une lutte intérieure pour se reprendre. Ses muscles se contractent. Il a un mal fou pour lâcher mon regard, pour reprendre le dessus, pour trouver la force, pour se ressaisir. Moi, je n'essaye même pas ! A quoi bon ???

Il baisse alors les yeux. Je ressens une déchirure en moi, comme s'il venait de me montrer tout son amour pour me le reprendre d'un coup, si brusquement !

Il relève la tête. Il s'est composé un visage inexpressif, indéchiffrable, glacé : le visage que je croise tous les jours depuis sept ans. Il a de nouveau reconstitué les barrières en un simple regard. Et je le haïs en cet instant, pour ça. Il n'a pas le droit de faire ça, pas le droit de NOUS faire ça. Pas après m'avoir embrassé de cette façon, pas après m'avoir fait un regard si rempli d'amour !

Mais comment le haïr ? Moi aussi, dans de nombreuses circonstances, j'ai préféré mettre des barrières, m'éloigner. Les séjours manqués à la pêche en sont la preuve. Alors comment lui en vouloir ? De toute manière, je n'ai jamais réussi ni à le détester, ni à le haïr, ni même à lui en vouloir ne serait-ce qu'une journée. Jamais, même pas lorsque Daniel a fait son ascension et qu'il m'a rejeté. J'ai voulu, j'ai essayé, mais il trouve toujours le petit sourire, la petite phrase pour me faire rire, le petit regard qui me trouble. Je suis faible face à lui, je sais qu'il s'en aperçoit, mais il n'en a jamais profité, comme je sais aussi qu'il n'en profitera jamais.

Mes soupçons se confirment quand la voix gêné de Jack s'élève dans la station.

Jack : Je suis désolé...

Je le regarde mi-éberluée, mi-anéantie, il y a de cela quelques minutes. Il me disait qu'il n'en pouvait plus et il m'embrassait et là...

Jack : Carter.
Il fallait qu'il le rajoute le « Carter », je m'en serai bien passer. J'ai une envie folle de lui envoyer en pleine figure « J'ai un prénom ! » mais je n'en fais rien. Je le regarde juste, il baisse la tête visiblement troublé et continue :

Jack : Je ne sais pas ce qui m'a pris. Il faut mieux qu'on oublie tout ça.

Là, normalement en toute logique je devrais lui répondre, en parfait second, en parfait major : « Bien sûr, moi aussi mon colonel, je ne sais pas ce qui m'a pris, je vous prie de bien vouloir m'excuser. » Voilà ce que j'aurai dû répondre phrase préfabriquée pour « situation gênante » ou « peu réglementaire » mais les mots ne veulent pas sortir, je n'y arrive tout simplement pas.

D'autres mots sortent de ma bouche. Eux ne sont ni calculés, ni prévisibles encore moins professionnels. Ils n'appartiennent pas à la suite logique des événements. Je ne peux m'empêcher de tout dérégler : de dérégler notre relation prédéfinie de collègues/amis. Mais ne l'avons-nous pas déjà déréglé il y a bien longtemps ?

Je lui pose alors la question qui me brûle les lèvres.

Sam : Vous pensez réellement qu'on peut oublier ?

Il relève la tête, vivement. Une surprise se lit dans ses yeux. Puis, un voile d'amour y transparaît, très léger mais je l'ai remarqué il n'a pas pu le cacher, pas à moi qui le connaît par cœur. Les yeux dans les yeux, il me répond d'une voix calme et assurée.

Jack : Non.

Mon regard le trouble, je le vois bien. Il continue comme pour mettre les choses au clair.

Jack : Mais il le faut bien.

Je répond du tac au tac :

Sam : Pourquoi ?

Je sens que cela le gêne, qu'il n'a aucune envie d'aborder « LE SUJET » ou du moins pas pour l'instant.

Jack : Vous savez très bien pourquoi. On ferait mieux de rentrer : le métro va partir.

Je le suis, sans broncher, trop obnubiler par les mouvements de son corps lorsqu'il me tire doucement le bras et lorsqu'il monte d'un air décontracté dans le wagon.

Ce n'est que lorsque les portes du métro claquent d'un bruit significatif que je me rends compte de mon erreur. Je l'ai suivi. Je dois refaire le voyage en sens inverse avec lui, je dois supporter l'envie lancinante de me serrer contre lui et de goûter ses lèvres, la chaleur accentuée par notre promiscuité. Pourquoi ne pas lui avoir dit que j'avais une course à faire ? Pourquoi ne pas avoir trouvé n'importe quelle autre excuse ?
Mais NON je rempile pour un voyage qui promet d'être brûlant et dangereux avec un homme qui vient de m'annoncer qu'on oubliait tout !
Pourtant, je sais très bien au fond de moi pourquoi je l'ai suivi : pour pouvoir passer plus de temps auprès de lui, sentir la chaleur de son regard sur moi. Tous mes sentiments sont basés sur cette contradiction : j'aime passer le plus de temps avec lui mais plus je passe de temps avec lui plus c'est douloureux.

Je l'examine. Je sens bien qu'il ne sait pas quoi faire, je sens qu'il voudrait parler, me donner une explication, trouver une raison logique à ce qu'il vient de se passer. Moi aussi, j'aurai aimer dire quelque chose mais les mots ne sortent pas, je suis comme paralysée. Qu'est-ce qui nous a pris ? On a résisté 7 ans à nos pulsions et là tout d'un coup on se jette l'un sur l'autre comme deux bêtes affamées !

J'évite alors son regard. Je fais mon possible pour ne pas être trop proche de lui et pour rester calme.

Sa voix me fait presque sursauter :

Jack : Carter... je voulais vous dire pour ce qui s'est passé tout à l'heure: ce n'était ni pour m'amuser, ni pour assouvir un fantasme ou quoi que se soit d'autre.

Je tremble face à ses paroles, je rêve ou il se dévoile un peu. Je le laisse continuer trop heureuse de le sentir fléchir.

Jack : C'était... comment dire... enfin je n'en pouvais plus et puis le voyage en métro a été... enfin vous voyez ce que je veux dire. Ne pensez pas que j'ai voulu profiter de la situation, je n'ai pas pu résister c'est tout. Il faut oublier, on doit oublier mais pour tout vous dire je ne regrette pas vraiment.

Il venait de finir sa phrase en me regardant, un petite lueur malicieuse dans les yeux. Moi, je ne l'avais pas lâché du regard, heureuse de pouvoir déceler un trouble, une respiration rapide, un regard gêné, un autre plus amoureux dans ma direction.

Je lui répondit un petit sourire aux lèvres.

Sam : Moi non plus, je ne regrette rien.

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MessageSujet: ballade en métro suite et fin   Mar 21 Nov - 22:37

Un sourire malicieux éclaircit son visage, sourire auquel je réponds avec plaisir.
Voilà ! En quelques mots, il a réussi à me faire sourire, à calmer la gêne entre nous, à faire disparaître la moindre colère persistante que j'aurai pu éprouver à cause du « Carter » ou du « on oublie tout ça ». Désopilant. Il arrive toujours à m'amadouer. Et le pire c'est qu'il me plait encore plus avec son petit sourire malicieux et son regard charmeur. Il est à croquer !

Les stations continuent à défiler. L'ambiance entre nous s'était énormément détendue grâce aux paroles de Jack. Bien sûr, une petite gêne existe mais cette gêne je la connais parfaitement car nous l'éprouvons depuis plus de 7 ans : la peur de ne pas réussir à se contrôler, la peur que chaque geste que nous ferions l'un vers l'autre nous serait fatale encore plus depuis que nous avions franchi un pas... un grand pas !

En cet instant, la seule tension qui subsistait encore était purement... sexuelle ! pensais-je en souriant.

Le film de notre étreinte et de notre baiser défile et redéfile dans ma tête sans discontinuité. Je ressens encore le goût de ses lèvres, son odeur, ses mains douces qui caressent mon dos, sa présence contre moi, la chaleur de son corps, les frissons qu'un simple baiser m'avait procurés. Oh ! Mais quel baiser !

Je jette un regard vers Jack. Il a les yeux dans le vide et semble parti dans un autre monde. Peut-être que... non il ne peut pas, lui aussi, penser à ça quoique c'est difficilement oubliable ce que nous venons de faire.

La porte claque. Les gens s'engouffrent dans le métro, et là dans notre wagon juste devant nous... Janet !

Rien que son sourire carnassier me donne envie de me cacher dix pieds sous terre. C'est pas vrai... pas ça !! Pas maintenant !! Et elle nous lance :

Janet : Salut les amoureux !

Bon OK ! Je l'adore généralement mais là j'ai une envie folle de l'étrangler ! C'est vraiment pas le moment, pour sortir ça !!! Jack semble passionné par ses chaussures et moi j'envoie à Janet un regard noir tout en la saluant le plus poliment possible

Sam : Janet
Jack ( qui relève la tête ) : Doc'
Janet ( ne se départant pas de son sourire ) : Au moins vous deux, vous ne vous ennuyez pas le samedi ! J'ai vu toute la scène, je n'en suis pas revenu! Mais bon, dans le métro quand même il fallait le faire !
Sam ( sûre d'elle ) : Ce n'est pas du tout ce que vous croyez !
Janet : Bon ça va Sam ! Je vous ai carrément vu coller l'un à l'autre ! Au fait, merci de m'avoir lâcher pour le shopping enfin vous aviez mieux à faire.
Sam ( beaucoup moins sûre d'elle ) : Désolée
Janet ( souriante ) : C'est rien, j'ai prévu de rejoindre Cassy et Daniel, on va faire un petit tour et vous ?
Jack ( sortant de sa léthargie ) : On rentre chez nous. ( se rendant compte qu'il venait de commettre « the gaffe » ) enfin chacun chez soi je veux dire ce n'est pas...
Janet ( souriant à pleine dent ) : Mais j'ai très bien compris colonel !
Sam ( essayant d'aider son colonel ) : Arrête Janet ! C'est bon ! N'aggrave pas la situation !
Janet : Je ne vois rien de grave dans tout ça, Sam, c'est plutôt une bonne chose, non ? Bon je vous laisse c'est ma station.

Janet sort et Sam et Jack qui ne savent plus où se mettre bredouille un :

Sam et Jack : Dites bonjour à Cassy et à Daniel !

Sam et Jack se regardent surpris pas ce synchronisme.

Janet ( limite morte de rire ) : Je n'y manquerais pas bye !

Voilà ! Je me retrouve une fois de plus seul avec lui ! Comment rattraper le coup ? J'ai remarqué que plus ça va plus Janet avait pris les mauvaises habitudes de Daniel en nous taquinant sur notre relation !
Sam : J'expliquerai la situation à Janet. Ne vous inquiétez pas, elle comprendra qu'il n'y a rien.

Bon j'aurais pu mieux faire ! Vu la pointe de tristesse dans son regard après le « il n'y a rien ». Oh mais m**** alors !!! C'est lui qui a dit qu'on oubliait !! Mais qu'il ne regrettait pas... Cette simple pensée me donne envie de recommencer ! Pas que cette simple pensée d'ailleurs !!!

Sa voix me fait sortir de mes pensées :

Jack : Au fait... il y a quelque chose entre le petit scarabée et Janet ?

Super, il change de sujet : très bonne initiative.

Sam : Oui, je crois qu'ils sont ensemble mais il reste très discret, ils en parlent rarement !
Jack : Ah ! Ce Daniel quel cachottier il fait !

Je souris à pleine dent. Je le trouve particulièrement craquant quand il fait cette mimique dépité !

Bon plus que deux stations et c'est fini. C'est vrai que c'est un soulagement ça calmera mon envie de me jeter sur lui et de... STOP arrête ça tout de suite si tu y penses tu empires la situation. Mais de toute façon, c'est de sa faute si je suis dans cet état de besoin sexuel, s'il ne m'avais pas sauté dessus !! Enfin je ne lui en veux pas, mais alors pas du tout !

Enfin encore heureux qu'il y ait moins de monde qu'à notre premier voyage, car serrée contre lui, là c'est certain je n'aurais pas pu résister ! Désolé je suis de plus en plus fragile à tout contact et j'ai les sens en ébullition depuis que je ne peux pas avoir ce que je veux, c'est à dire LUI !

Plus qu'une station, je le regarde. Il me fait un petit sourire gêné auquel je réponds. C'est vrai que quelquefois nous avons l'air de deux véritables adolescents : cette gêne entre nous, ne pas oser faire un geste, ses petits regards en coin !

Mais d'un autre côté, je suis heureuse d'être avec lui, bien qu'en cet instant mon être respire une frustration incommensurable plutôt que du bonheur.

Et là, d'un coup le métro s'immobilise... je bredouille un « c'est pas vrai » et Jack se rapproche de moi instinctivement. J'aime ça, sa façon de me protéger implicitement. Il est adorable lorsqu'il a ce genre de petites attentions.

Puis le noir totale et particulièrement pesant. Il manquait plus que ça !! Et moi qui croyais avoir de la chance de ne pas être collé à lui ! NON encore pire, je me retrouve dans le noir avec lui ! On veut vraiment me voir mourir de frustration carabiné ou quoi ?!! Pas juste ! Vraiment pas juste !! Quand je pense à toutes les opportunités supplémentaires qu'on n'a dans le noir ! Bon, calme tes hormones Sam, vous êtes coincés dans le métro, c'est quand même plus important !

Déjà, les ronchonnements s'élèvent dans l'assemblée...

Une voix stridente coupe alors le mécontentement des usagers :

« Le métro s'est immobilisé temporairement pour cause d'un problème survenu sur la ligne.»

Et là, une secousse gigantesque !!! Tu parles d'un problème !!! Je perd l'équilibre et je me retrouve dans les bras... de Jack !! Il ne manquait plus que ça... dans les bras de Jack... qui plus est dans le noir... Il ne dit rien, se contentant de me rattraper du mieux qu'il peut mais je sens que la fameuse tension sexuelle est à son comble ! Je sens que si on reste trop longtemps serrés comme ça, nos pulsions vont prendre le dessus et...
Enfin j'adore être dans ses bras. Cette journée est plutôt super : premier vrai baiser, deux câlins dans ses bras... C'est tout simplement extraordinaire !!!

NON !! Enfin... c'est intenable, gênant et terriblement frustrant ! Je sens ses lèvres presque collées à ma nuque et son souffle chaud. Extra... Je sens un frisson incontrôlable partir de ma nuque, descendre le long de ma colonne vertébrale pour venir se perdre au bas de mes reins.
J'ai l'impression que je vais exploser sous la chaleur qui envahie mon corps. Il va me rendre complètement folle. C'est inimaginable ce qu'une simple étreinte peut faire naître en moi. UN FEU BRULANT !!!

Je peux voir les contours de son visage grâce à notre promiscuité. Il affiche un sourire malicieux. Mais je vois très bien qu'il a aussi chaud que moi. Sa tête est toujours légèrement penché vers mon cou. Je sens qu'il a une envie folle de l'embrasser. Il frôle ses lèvres contre ma peau nue et encercle ma taille de ses mains.

Sam ( très très en colère ) : Enlevez vos mains de là immédiatement !!!

Jack me lâche. Une surprise et une peine se lit dans ses yeux. Quelqu'un d'autres me colle à lui, dès que Jack me libère. Je relève la tête vers lui. Il n'a pas compris, je me noie dans ses yeux chocolat et murmure :

Sam : Pas vous !

Trop tard ! Un homme avait touché mes fesses lorsque Jack me procurait ces si douces et tendres caresses. Personne ne pouvait le voir étant donné qu'il était derrière moi, et que Jack avait la tête nichée dans mon cou. Quand Jack a lâché son étreinte il en a profité ! Il fallait sans douter. Il me plaque littéralement contre lui. Il n'a dû même pas apercevoir Jack juste en face de moi qui n'a pas bougé. Il a l'air d'ailleurs complètement torturé parce qu'il vient de se passer. Je lui souris, dans la pénombre, encourageante.

Une lame alors effleure mon cou. Il ne manquait plus que ça !!! Mon agresseur qui n'a pas vu Jack comme j'aurai pu m'en douter me lance.

Agresseur : Oh mais c'est toi, la jolie fille de toute à l'heure. Ton mec n'est plus là, pour te protéger ! Tu fais moins là maligne.

Oh non ! Pas le fou furieux de tout à l'heure !

Jack : Son mec est toujours là, alors je vous conseille fortement de la lâcher immédiatement.

Rien que le « son mec est toujours là » m'avais mis au paroxysme du bonheur !! Mais, ce n'était pas le moment de penser à ça.

? : Tu crois sincèrement que tu nous fais peur !

En plus, il n'était pas seul. Tout le petit groupe était là.

Jack : Vous devriez
Sam : Ca c'est sûr !
Agresseur : Toi ! Tu te la fermes !

Aucun voyageur ne parlait. Tout le monde entendait la scène sans la voir ce qui faisait une ambiance des plus bizarres. Moi je voyais juste Jack en face de moi qui s'était rapproché, ce qui me rassurait.

Jack prit alors fermement le couteau des mains de mon agresseur et me prit la main pour me dégager de son emprise. Et dans un geste très précis, retourna la situation à son avantage. Et l'homme se retrouva avec le couteau sous la gorge.

Jack : Bon vous faites moins le malin, maintenant. Et je crois que vos copains se sont barrés donc vous avez deux options : 1 où vous déguerpissez gentiment du wagon 2 je vous balance moi même sur les rails c'est clair ??
Agresseur : Vous n'oserez pas !
Jack : Vous croyez ?

Sur ce, il ouvre les portes du métro et le tenant par le col de son pull le fait pendre dans le vide. Je pouffe de rire, il se retourne vers moi et me fait un grand sourire.
Jack : Alors je vous repose au sol ou...
Agresseur : Oui, oui
Jack : Très bien

Après l'avoir reposé, l'homme part mais Jack le retient par la manche et lui envoie un coup de poing colossal.

Jack : Ca vous apprendra à agresser les jolis filles !

L'homme chancelant sort du wagon. Les applaudissements des voyageurs fusent et Jack se retourne vers moi souriant.

Jack : Ca va ? Vous n'avez rien ?
Sam : Non ça va... merci.
Jack : C'est de ma faute c'est moi qui vous ait lâché !
Sam : Ne dites pas n'importe quoi vous m'avez sauvé la vie. Mais vous pensez réellement que je vous l'aurais demandé ?

Il me regarde visiblement surpris par une question si remplie de sous entendus. Il m'encercle, de ses bras et déclare :

Jack : Non ! On en étions nous déjà...

Sur ce, il glisse ses lèvres dans mon cou.

Sam : Ce n'est pas une très bonne idée.
Jack : Je sais !

Et ne pouvant plus nous contrôler l'un, l'autre, trop plein d'amour, trop plein de tensions sexuelles, on se jette littéralement l'un sur l'autre. Il accapare mes lèvres. Je pousse un gémissement de plaisir. ENFIN !!!

Jack ( entre deux baisers ) : Je ... n'ai... aucune... envie... d'oublier... ça
Sam ( idem ) : Moi... non ...plus

Je sens ses mains courir sous mon tee-shirt et les miennes font la même chose. Il murmure contre mon oreille d'une voix rauque.

Jack : Tu n'auras rien à expliquer à Janet.

Je souris, c'est la première fois qu'il me tutoie, ça fait bizarre mais ça fait du bien. Je suis à deux doigts d'enlever sa chemise...

Lumière

Extra !! Jack a l'air tout aussi désemparé que moi. Nous remettons de l'ordre dans nos vêtements. Il me regarde en souriant. Et murmure.

Jack : On rentre chez nous
Sam : Avec plaisir !

Je lui sourie à pleine dent et nous voilà enfin partis vers un avenir en commun tant pis pour les conséquences !!! Nous n'en pouvions plus !!!

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